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France-Coup de frein inattendu sur l'économie, le PIB stable au T2
information fournie par Reuters 28/08/2026 à 12:39
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(Actualisé tout du long avec détails, contexte, commentaires d'analyste)

La croissance française a stagné au deuxième trimestre, selon les chiffres définitifs publiés vendredi par l'Insee, cette révision à la baisse de la première estimation du produit intérieur brut (PIB) semant le doute sur les perspectives économiques pour la fin de l'année.

Le ministre de l'Économie et des Finances Roland Lescure, s'exprimant à Paris lors des universités d'été de "l'économie de demain", a déploré des chiffres "absolument horribles". Ilsreflètent selon lui "le premier impact de l'été", la saison ayant été marquée par une série d'épisodes caniculaires et des incendies d'une ampleur inédite.

"C'est un impact absolument terrifiant, énorme", a-t-il souligné.

Le PIB de la deuxième économie de la zone euro est resté stable (0,0%) au cours de la période allant d'avril à fin juin, alors qu'un rebond de 0,2% était indiqué dans la première estimation publiée fin juillet et le consensus Reuters.

L'économie française s'est par ailleurs repliée de 0,2% au trimestre précédent, selon une révision des données également publiée vendredi.

L'Insee explique dans un communiqué que ces révisions reflètent la prise en compte de la situation encore plus dégradée que prévu de la production agricole, ainsi que des prix dans les services marchands plus dynamiques qu’anticipés.

Elles mettent l'objectif de croissance annuelle de 0,7% pratiquement hors de portée du gouvernement, le PIB devant désormais progresser de 0,5% aux deux derniers trimestres pour l'atteindre, selon l'Insee.

Une croissance plus faible que prévu augmenterait le risque que le gouvernement ne parvienne pas à ramener le déficit à la cible de 5,0% du PIB cette année.

LES PERSPECTIVES REMISES EN CAUSE

Roland Lescure a déclaré que Bercy devrait prendre en compte la probable faiblesse du troisième trimestre lors de la mise à jour de ses prévisions de croissance et de déficit en septembre, avant la présentation du budget début octobre.

"Le risque est désormais qu’une baisse durable du pouvoir d’achat finisse par peser davantage sur la consommation, alors même que les ménages ont déjà commencé à réduire leur taux d’épargne pour maintenir leurs dépenses", résume dans une note Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l'analyse des marchés pour etoro.

La consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance française, a rebondi à +0,3% après -0,3% au premier trimestre, selon les données, soutenue par une hausse de la consommation dans l'alimentation, l'énergie et les biens manufacturés.

Les exportations rebondissent également à +2,9% après -3,0%, en particulier dans l’aéronautique, "mais ce soutien est presque entièrement effacé par un mouvement massif de déstockage, qui retranche 0,7 point au PIB", souligne Antoine Fraysse-Soulier.

L'Insee a par ailleurs fait état vendredi d'une accélération de l'inflation en août, à +2,7%, en raison notamment des prix de l'énergie.

(Rédigé par Augustin Turpin, avec Sudip Kar-Gupta et Leigh Thomas édité par Benoit Van Overstraeten)

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